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Rentrée théâtrale: Paris rallume les feux de la scène
Des classiques qui décoiffent, des histoires qui bouleversent et des spectacles qui défient les lois du genre : cet automne, les théâtres parisiens ont plus d’un tour dans leur sac.
À Paris, la rentrée ne se joue pas seulement dans les bureaux, les cours d’école ou les terrasses qui se remplissent à nouveau. Elle se joue aussi derrière les lourds rideaux rouges, dans le bruissement des salles qui s’éteignent et ce silence électrique qui précède les premières répliques. Pour cette saison 2026, les scènes de la capitale affichent une belle vitalité : stars confirmées, textes mythiques et propositions franchement décalées composent un programme où l’on peut aussi bien frissonner que rire aux éclats.
Des classiques qui n’ont pas dit leur dernier mot
Qui a dit que les grands textes appartenaient au musée ? Au Théâtre de Paris, Ubu roi d’Alfred Jarry revient dans une mise en scène de Daniel Benoin qui transpose la satire du pouvoir dans un univers politique contemporain. Avec André Marcon dans le rôle du Père Ubu, cette farce féroce retrouve toute son insolence. Une manière de rappeler que la bêtise, l’ambition et la soif de domination sont des ressorts comiques dont l’actualité ne se lasse jamais.
Autre rendez-vous à noter : Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, porté par Vincent Dedienne au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Entre quiproquos, jeux de pouvoir et répliques acérées, le classique promet de faire mouche. Et pour ceux qui préfèrent les émotions à fleur de peau, Oh les beaux jours de Samuel Beckett, avec Catherine Frot, invite à retrouver l’étrange poésie d’une femme qui s’accroche à la vie avec une obstination bouleversante.
Frissons, secrets et grandes émotions, envie de quitter le théâtre avec quelques questions en tête — et peut-être un léger doute en rentrant chez soi ? Direction le Théâtre Fontaine, où 2:22 – A Ghost Story fait son arrivée parisienne. Dans ce thriller psychologique teinté de paranormal, une nuit apparemment ordinaire se transforme en enquête troublante. Le genre de spectacle qui donne envie de débattre à la sortie : phénomène inexplicable ou imagination débordante ?
Le Spectateur Condamné à Mort
Une pièce de procès, vous a-t-on dit. Vous arrivez pile à temps pour choisir une bonne place. On vous déchire votre billet. Vous vous installez. Les lumières s'éteignent. Une personne vous désigne et vous escorte sur scène. Ce soir, c'est votre procès.
"Le Spectateur condamné à Mort" est une pièce absurdiste, tragi-comique, documentaire à sa façon, écrite par Matei Vișniec en 1984, à l'apogée de la répression du régime de Nicolae Ceausescu. Cette pièce est jouée par de jeunes (et moins jeunes) avocats pleins de talent.
Plus d'informations sur https://www.enrepliques.fr
Dans un registre plus intime, Le Père, de Florian Zeller, revient au Théâtre Édouard VII avec Pierre Arditi et Isabelle Carré. La pièce plonge le spectateur dans les méandres de la mémoire et brouille peu à peu les repères. Une expérience sensible, parfois déstabilisante, qui rappelle combien le théâtre sait nous faire ressentir de l’intérieur ce que les mots peinent à expliquer.
L’inattendu, star de la saison
Mais la vraie surprise se cache parfois là où on ne l’attend pas. Au Théâtre du Rond-Point, Histoires de crevettes, imaginé par la compagnie néerlandaise Hotel Modern, transforme de minuscules crustacés en acteurs de nos existences. Trois cents crevettes rejouent des scènes de vie, filmées en direct : une idée aussi loufoque que poétique, à mi-chemin entre théâtre d’objets, cinéma et performance. Voilà qui prouve qu’il n’est pas nécessaire d’avoir une troupe de vedettes pour raconter le monde.
Autre curiosité, Mondes Possibles, au Théâtre de Belleville, mêle humour noir, inquiétudes écologiques et désarroi contemporain dans une fable grinçante. Ici, le rire ne sert pas à oublier le réel, mais à le regarder autrement. C’est aussi cela, le théâtre d’aujourd’hui : oser les sujets qui dérangent et inventer des formes capables de surprendre.
Une saison à vivre, pas seulement à regarder
Des grands boulevards aux petites salles, la rentrée parisienne fait cohabiter le spectaculaire, l’intime et l’expérimental. Elle nous rappelle surtout qu’une représentation n’est jamais tout à fait la même : les comédiens respirent, le public réagit, l’instant se fabrique sous nos yeux.Sur les scènes : Genet, Duras et Shakespeare
Au théâtre, la Comédie-Française commence sa saison dans un contexte particulier puisque la Salle Richelieu ne rouvrira que le 15 octobre. En attendant, la troupe investit l’Athénée Théâtre Louis-Jouvet avec « Les Bonnes » de Jean Genet, dans une nouvelle mise en scène de Carme Portaceli, du 17 septembre au 25 octobre. Une manière très symbolique de commencer la saison avec l’un des textes les plus troublants du répertoire français.
Au Théâtre du Vieux-Colombier, autre événement : « La Musica deuxième », de Marguerite Duras, mise en scène par Arnaud Desplechin, à partir du 30 septembre. Duras, le théâtre, le cinéma : la rencontre de ces deux univers constitue l’une des curiosités de cette rentrée.
Pour une proposition plus radicale, l’Odéon accueille dans le cadre du Festival d’Automne la « Trilogia Cadela Força » de la Brésilienne Carolina Bianchi Y Cara de Cavalo. Présentée en portugais surtitré, la trilogie se déploie en trois chapitres et peut également être découverte sous forme d’intégrale. Une expérience théâtrale hors norme, réservée à un public averti, qui témoigne de la place prise par les écritures internationales dans le théâtre parisien.
Du côté lyrique, l’Opéra national de Paris ouvre la saison avec une programmation particulièrement généreuse.
À Bastille, « Hamlet » d’Ambroise Thomas, du 18 septembre au 9 octobre, constitue une curiosité pour ceux qui connaissent Shakespeare mais moins son adaptation lyrique française. La mise en scène de Krzysztof Warlikowski propose une lecture très intérieure du personnage, centrée sur ses souvenirs et ses obsessions.
Plus populaire, « Le Barbier de Séville » de Rossini, du 12 septembre au 5 novembre, offre une tout autre atmosphère : virtuosité, comédie et énergie rossinienne sont au rendez-vous.
Mais le grand événement de l’automne sera sans doute le Ring de Wagner, présenté sous forme de festival à l’Opéra Bastille, « Le Crépuscule des dieux » sera donné du 8 au 18 octobre. Un rendez-vous monumental, à réserver aux amateurs de Wagner… ou aux curieux prêts à tenter l’expérience.
Au Palais Garnier, « L’Histoire de Manon », le grand ballet narratif de Kenneth MacMillan, revient du 28 septembre au 30 octobre. Une œuvre spectaculaire et tragique, servie par les décors et costumes somptueux de Nicholas Georgiadis. Le 15 octobre, la représentation prendra en outre une dimension particulière puisqu’elle marquera les adieux à la scène de l’Étoile Dorothée Gilbert.
La Philharmonie de Paris confirme, elle aussi, une rentrée particulièrement dense. Dès les premiers jours de septembre, les « Prem’s » réunissent plusieurs grandes formations internationales. L’Orchestre du Metropolitan Opera de New York, dirigé par Yannick Nézet-Séguin, ouvrira notamment le bal avec Richard Strauss, Mahler et les voix d’Elza van den Heever et Joyce DiDonato.
Pour les amoureux de l’Orchestre de Paris, la saison 2026-2027 est également une saison particulière : elle constitue la dernière saison de Klaus Mäkelä à la tête de la formation. Parmi les rendez-vous de l’automne, on retiendra notamment Mahler III, les 9 et 10 septembre, puis un programme Tchaïkovski, Prokofiev, Barber et Bernstein dirigé par Riccardo Chailly les 30 septembre et 1er octobre.
En octobre, Esa-Pekka Salonen dirigera Le Chant de la Terre de Mahler, tandis que le pianiste Bertrand Chamayou s’attaquera aux deux concertos de Ravel. Et le 9 octobre, le public pourra retrouver Gustavo Dudamel, nouvellement nommé directeur musical du New York Philharmonic, dans la Cinquième Symphonie de Mahler.
Alors, cette année, pourquoi ne pas sortir de ses habitudes ? Réserver une place pour un auteur qu’on ne connaît pas, tenter une pièce qui intrigue ou redécouvrir un classique avec un regard neuf. À Paris, les lumières se rallument : il ne reste qu’à choisir son fauteuil… et à se laisser surprendre.
Avez vous raté les plus exceptionnels de l’été
Il est temps d’y penser et déjà de réserver. Il y a des spectacles dont on oublie immédiatement le décor. Et puis il y a ceux qui deviennent des souvenirs de vie. Cet été, la France accueille une série d’événements capables de transformer un concert, un opéra ou une pièce de théâtre en expérience totale : théâtres antiques baignés de lumière, créations monumentales, mises en scène hallucinatoires, voix mythiques, performances immersives. Osez et foncez!
1. Festival d’Aix-en-Provence
Le spectacle emblématique : Die Frau ohne Schatten de Richard Strauss
C’est probablement l’un des opéras les plus ambitieux jamais écrits. Un conte métaphysique traversé par la psychanalyse, le fantastique et la violence du désir humain. L’œuvre est si complexe qu’elle est rarement montée dans des conditions réellement convaincantes.
Cet été, Aix ose une nouvelle production monumentale dirigée par Klaus Mäkelä, chef prodige de la scène européenne. Entre palais oniriques, visions expressionnistes et déferlements orchestraux, le spectacle s’annonce comme une véritable expérience sensorielle.
À Aix, l’opéra cesse d’être patrimonial : il devient une œuvre vivante, presque dangereuse.
2. Chorégies d’Orange
Le spectacle emblématique : La Traviata de Verdi
Voir La Traviata au Théâtre antique d’Orange relève du fantasme lyrique absolu. Le mur romain gigantesque, vieux de deux mille ans, donne au drame une dimension quasi cosmique.
Cette production réunit une distribution exceptionnelle avec Nadine Sierra et Ludovic Tézier, dans un cadre où chaque note semble flotter dans le ciel provençal.
Lorsque le silence tombe après le dernier acte, le public reste souvent immobile quelques secondes, comme incapable de revenir au réel.
3. Festival d’Avignon
Le spectacle emblématique : Le Soulier de satin revisité
Chaque édition d’Avignon possède sa grande fresque théâtrale. Cette année, une nouvelle adaptation du monument de Paul Claudel promet de devenir l’événement intellectuel et esthétique du festival.
Le spectacle mêle vidéo, musique live, scénographie immersive et jeu ultra-physique. Dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, l’œuvre prend une ampleur presque opératique.
À Avignon, les spectacles ne se regardent pas : ils se traversent.
4. Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron
Le spectacle emblématique : le récital nocturne de Seong-Jin Cho. Un must !
À La Roque, certains concerts ressemblent à des hallucinations élégantes. Le public s’installe dans le parc du Château de Florans alors que le soleil disparaît derrière les pins provençaux.
Puis le pianiste sud-coréen Seong-Jin Cho entre en scène pour interpréter Chopin et Ravel dans une obscurité presque totale.
Le bruissement des arbres, les cigales, l’air chaud de juillet : ici, le décor fait partie de la partition.
5. Les Nuits de Fourvière
Le spectacle emblématique : une réinvention électro-lyrique d’Orphée
Fourvière adore les objets artistiques non identifiés. Et vous, êtes vous prêts à vous laisser surprendre? Cette création hybride mêlant opéra, électronique et danse contemporaine dans le théâtre antique de Lyon pourrait devenir l’un des événements les plus commentés de l’été.
Les metteurs en scène actuels cherchent moins à moderniser les classiques qu’à les faire exploser. Résultat : une expérience immersive où Monteverdi dialogue avec les sons électroniques et les projections monumentales.
6. Festival Radio France Occitanie Montpellier
Le spectacle emblématique : la Symphonie n°8 de Mahler
La fameuse “Symphonie des Mille” de Mahler est si gigantesque qu’elle nécessite des effectifs colossaux. Orchestre immense, chœurs monumentaux, solistes internationaux : chaque représentation devient un défi presque surhumain.
Dans l’atmosphère brûlante de Montpellier, cette œuvre visionnaire promet une soirée d’une puissance émotionnelle rare.
7. Rencontres Musicales d’Évian
Le spectacle emblématique : le quatuor au coucher du soleil
Ici, le luxe est discret. Pas de gigantisme ni d’effets spectaculaires. Seulement des musiciens parmi les meilleurs du monde réunis dans une atmosphère de raffinement absolu.
Le moment le plus recherché reste les concerts de musique de chambre donnés à l’heure où le lac Léman devient argenté. La proximité avec les artistes crée une intensité presque intime.
8. Festival International d’Opéra Baroque de Beaune
Festival International d’Opéra Baroque de Beaune
Le spectacle emblématique : Giulio Cesare de Händel
Le festival de Beaune transforme les opéras baroques en cérémonies hypnotiques. Dans les cours gothiques et les basiliques bourguignonnes, la musique semble surgir directement des pierres anciennes.
Cette année, Giulio Cesare promet d’être l’un des sommets du festival : virtuosité vocale extrême, passions politiques, sensualité et tension dramatique permanente.
9. Festival Berlioz
Le spectacle emblématique : La Symphonie fantastique
Impossible de trouver œuvre plus romantique, excessive et visionnaire. Berlioz y raconte obsession amoureuse, hallucinations, bal macabre et cauchemar orchestral.
Entendue dans la région même où le compositeur est né, cette fresque symphonique prend une dimension presque autobiographique.
Certains chefs la dirigent comme un opéra sans paroles ; d’autres comme un film avant le cinéma.
10. Festival de Saint-Denis
Festival de Saint-Denis
Le spectacle emblématique : le Requiem de Mozart dans la basilique
Peu d’expériences musicales sont aussi saisissantes. Les premières notes du Requiem montent dans les voûtes gothiques de la basilique royale avant de revenir avec une résonance irréelle.
Le lieu transforme l’œuvre en cérémonie quasi mystique. On ne sait plus si l’on assiste à un concert ou à un rituel hors du temps.
11. Festival des Jeux du Théâtre de Sarlat
Le spectacle emblématique : un Molière réinventé sous les étoiles
Sarlat possède un charme unique : le spectateur traverse une cité médiévale avant d’entrer dans une cour Renaissance illuminée.
Cette année, une relecture contemporaine de Tartuffe promet d’être l’un des grands moments du festival, jouant sur le rapport entre hypocrisie religieuse, pouvoir et manipulation médiatique.
Dans ce décor historique, les textes classiques retrouvent une modernité troublante.
12. Festival de Bayreuth
Le spectacle emblématique : Parsifal
Bayreuth n’est pas un festival : c’est un pèlerinage esthétique. Le théâtre imaginé par Richard Wagner lui-même possède une acoustique légendaire, avec l’orchestre dissimulé sous la scène.
Parsifal, œuvre ultime du compositeur, y devient une expérience presque spirituelle. Les spectateurs parlent souvent d’une immersion totale, proche de la transe.
Même les habitués des plus grandes scènes mondiales reconnaissent que Bayreuth appartient à une autre dimension.
L’été où la culture redevient spectaculaire
Ce qui unit tous ces festivals, c’est leur capacité à transformer un spectacle en événement existentiel. Le public ne cherche plus seulement à “voir” un opéra ou une pièce ; il veut ressentir quelque chose d’unique, d’immersif, d’irrépétible.
La France reste l’un des rares pays capables d’offrir, dans un même été, des tragédies jouées dans des palais gothiques, des opéras sous les étoiles, des récitals hypnotiques au milieu des cigales et des performances expérimentales dans des théâtres antiques.
Autrement dit : cet été, les expériences les plus exclusives ne seront peut-être pas dans les clubs privés… mais dans les festivals culturels.
Tant pis ! Ce que vous avez peut-être raté en 2026 ...
CA C'EST L'AMOUR, Théâtre des Bouffes Parisiens
Pour la première fois sur scène Josiane Balasko et Marilou Berry dans un duo mère - fille écrit sur mesure.
Tout commence bien un soir de Noël...
Une ambiance enjouée parsemée de quelques enguelades. Et puis ça déraille...
Nous découvrons vite les violences intra familiales décrites avec finesse par Jean-Robert Charrier dans des répliques qui ne manquent pas d'humour .
LA FIN DU COURAGE, Théâtre de l'ATELIER
Un dialogue plein d’humour et d’autodérision, qui interroge sur ce que devrait être « tenir » dans un monde en plein chamboulement.
Avec 4 duos d'actrices qui se succèderont, dont
Isabelle ADJANI-Laure CALAMY
Emmanuelle BEART-Sarah SUCO
Isabelle CARRE- Sophie GUILLEMIN
La Fin du courage, est une adaptation théâtrale de l’essai éponyme de la philosophe et psychanalyste Cynthia Fleury.
Au travers de quatre actes, quatre situations, deux femmes se rencontrent, se jaugent, s’interpellent sur leurs manquements, leurs failles, leurs volontés de continuer coûte que coûte, leur misanthropie humaniste. Deux personnages, deux idéaux-types se confrontent : l’auteure et la journaliste.
UN PAS DE CÔTE Théâtre de la Renaissance
Avec le duo d'exception Isabelle Carré et Bernard Campan.
Aux premiers jours du printemps, Catherine et Vincent font connaissance en déjeunant sur le même banc public. Tous les deux sont mariés mais ils prennent l’habitude de s’y retrouver, de parler, de rire, de se confier l’un à l’autre. Mais jusqu’à quand le charme va-t-il opérer ?
Les demoiselles de Rochefort, au Théâtre du Lido
Une autre comédie musicale de Michel Legrand et Jacques Demy a droit à son adaptation scénique
Le fantôme de l’opéra, au Théâtre Antoine
Véritable succès à New York et à Londres, The Phantom of the Opera, composé par Andrew Lloyd Webber. Une référence dans le monde des comédies musicales.
Mon jour de chance, au Théâtre Fontaine
Un soir, Sébastien et ses amis se rappellent de leur passé insouciant et des choix qu’ils prenaient en jouant au dé. Une pièce à voir au Théâtre Fontaine à Paris à partir du 26 septembre 2025
Et vous aviez peut-être raté !
J'AI DIT OUI ! avec Dupont-Moretti. Tel est le titre de l'intervention exceptionnelle de l'ancien garde des sceaux, pour des représentations exceptionnelles au Théâtre Marigny, à partir de février 2025.
Epris de justice et du contradictoire, Eric Dupond-Moretti décidait en 2019 de monter sur scène pour raconter ses 36 ans d’avocat et ténor du barreau. Après 4 années à la tête du ministère de la Justice, il remonte sur scène pour partager son expérience et raconter comme personne ce que c’est qu’être ministre et les coulisses de cette fonction. Un homme bourru mais touchant, sensible mais impertinent, altier mais pas toujours sur de lui... Bref une belle expérience humaine et politique qui électrise la salle. Impossible de s'ennuyer dès qu'il monte sur scène.
Mise en scène de Philippe Lellouche. THEATRE MARIGNY jusqu'au 15 Juin, reprises diverses
"SIGNE GUITRY"
Cinq comédies courtes et enlevées. Une occasion de (re) découvrir le talent de cet Oscar Wild français qui des années 30 à 50 fut un symbole du séducteur mondain et spirituel. Comme disait Guitry, "L’amour, c’est des grands mots avant, des petits mots pendant, des gros mots après… »
Bons mots, quiproquos, disputes et rebondissements nous plongent en 1955 en plein cœur du vieux Paris. Des couples se font, se défont, se séduisent, se vengent, et s’aiment.
Redécouvrez la plume élégante et l’humour décapant de Sacha Guitry à travers 5 comédies en 1 acte. Un moment de détente et de bonne humeur joué par des comédiens épatants!
LES COLLECTIONNISTES
Paul Durand Ruel, marchand de tableaux au début du vingtième siècle. Dans son salon, défilent les artistes peintres comme Renoir, ou les impressionnistes qui sont encore considérés comme de véritables pirates dégénérés et qui peu à peu vont trouver grâce dans le cœur de son épouse et dans le patrimoine des puissants magnats de la presse. Des acteurs sémillants pour un texte précis et plein d'humour.Au Théâtre Montparnasse, Rue de la Gaieté
LES GRANDS DUCS
Inspiré du film culte de Patrice LECONTE cette pièce drôle, absurde et déjantée pourrait paraître guignolesque si elle n'était pas illuminée par d'excellents comédiens, notamment Jean Pierre Castaldi, Véronique Genest, Georges Beller et Jean Christophe Barc. Si vous voulez déconnecter, plongez vous dans l'épopée extravagante de ces comédiens qui veulent à tout prix poursuivre leur tournée alors que le producteur fait tout pour annuler et toucher l'assurance. Poilant et inattendu.
adaptation Annabelle MILOT
mise en scène Jean-Luc MOREAU
LOCATION : 01 82 28 56 40 - www.theatredepassy.fr
THEATRE du ROND POINT Salle Renaud-Barrault 6 au 16 FEVRIER
Dans sa dernière création, David Geselson met en scène un groupe de chercheurs qui travaillent sur l’ADN de nos ancêtres et les origines de notre espèce. Avec précision, humour et lyrisme, il invente un voyage théâtral au cœur du vivant. Inspiré par le récit autobiographique de Svante Päbo, paléogénéticien suédois, Nobel de médecine en 2022, il suit des scientifiques se mettant au défi de déchiffrer des fragments d’ADN ancien. Ils ont l’espoir de réussir à agir sur le cours de leur existence insatisfaite et sur celui du monde. Vie privée et recherche se mêlent, s’alimentent, se heurtent tandis que les différentes découvertes, arrachées à la solitude des laboratoires, bouleversent l’histoire des origines et font voler en éclats toute idée de pureté raciale ou ethnique.
DE GAULLE APPARAIT EN SONGE A EMMANUEL MACRON
une fantaisie politique de Jean-Marie BESSET mise en scène Lionel COURTOT
C’est la nuit à l’Élysée, le Président n'arrive pas à dormir, il s'installe pour lire dans un petit salon, et le voilà qui rêve. Un visiteur inattendu l'apostrophe. Que vient faire le fantôme du malicieux Général?... Le dialogue est-il encore possible entre notre présent et notre passé proche, celui d’avant la mondialisation et le smartphone ? Mais au fait, Dieu, mon Général, l’avez-vous rencontré ?
A partir du 4 février 2025
30 REPRESENTATIONS EXCEPTIONNELLESCATION : 01 48 87 52 55 - www.dejazetom Reprise partir du 23 septembre 2024 les lundis à 19h00 et les samedis à 17h00
« ARLETTY, UN COEUR TRÈS OCCUPÉ »
de Jean-Louis VOULFOW mise en scène François NAMBOT
La scène se passe en Juillet 1970. Quand un jeune journaliste (séduisant, trop sûr de lui) force Arletty (furieuse), après avoir forcé (malicieusement) sa porte, à relire son courrier échangé pendant al guerre avec son bel officier Allemand (de 10 ans de moins qu'elle).
L'évolution de leurs rapports durant cette rencontre étonnera el spectateur par tous ses rebondissements, ses révélations et ses nouvelles émotions, mettant à jour ces instants historiques aussi intimes et particuliers que al légende et la presse ont trop souvent fâcheusement falsifiés.
Le scoop final deviendra alors un coup de théâtre surprenant.
THÉÂTRE DES MATHURINS PROLONGATION JUSQU’EN FEVRIER 2025
LOCATION : 01 42 75 90 00 - www.theatredesmathurins.com
VERY MATH TRIP
de Manu HOUDART - adaptation et mise en scène Thomas LE DOUAREC
UN VOYAGE ÉTONNANT DANS UN MONDE FASCINANT Avec une énergie débordante, Manu Houdart - agrégé de mathématiques - s'amuse à nous démontrer que les maths se cachent partout dans nos vies et que le théorème de Pythagore peut même se glisser dans une partie de foot !
THEATRE de la MADELEINE, à partir du 2 Février
APOLLONIE ET BAUDELAIRE
Adaptation théâtrale Céline DEBAYLE et Georges-Marie ABOUT
mise en scène Georges-Marie ABOUT
Cette pièce est l'adaptation théâtrale d'un roman de Céline Debayle "Baudelaire et Apollonie", paru en 2017 ( Editions Arléa ). Elle a fait l'objet d'une publication en 2023 avec une préface de Thierry Savatier, historien de l'art, spécialiste du 19eme, et arrière arrière petit neveu d'Apollonie, ( Editions Unicité )
Elle parle de la déprise amoureuse, à travers l'étrange relation que Charles Baudelaire entretiendra avec Apollonie Sabatier pendant 5 ans.
Dans les Fleurs du mal, Baudelaire a dédié dix poèmes à Apollonie, qui s'est illustrée à l'époque en posant pour le sculpteur Auguste Clésinger. La statue est toujours exposée au Musée d'Orsay, sous le titre "La femme piquée par un serpent".
Location 09 75 50 93 69 www.studiohebertot.comSTUDIO HEBERTOT
du 2 mars au 5 mai 2025
les dimanches et les lundis à 19h00
LE MISANTHROPE »
de MOLIERE THEATRE DU RANELAGH
PROLONGATION JUSQU’EN MARS 2025
le samedi à 14h00 et le dimanche à 11h00
Samedi 14 déc. 14h LE MISANTHROPE
UNE SOIREE CHEZ OFFENBACH
de et mise en scène Martin LOIZILLON - musique Jacques OFFENBACH
Quatre solistes de renom interprètent les succès célèbres d’Offenbach, agrémentés d'un livret "à la Feydeau", simple et joyeux, pour nous entraîner dans une grande soirée lyrique déjantée. Jacques Offenbach qui vit entouré de son domestique Justin et de sa cuisinière pianiste, reçoit la visite d’une Princesse quelque peu délurée. Toute la soirée se passe dans le salon de Jacques Offenbach. Décors simple mais cossu, dans une ambiance « Chez Maxim’s », on retrouve à la fois l’esprit d’Offenbach mais aussi celui des salons bourgeois de Feydeau. Ce n’est pas un simple concert mais un véritable spectacle d’un peu plus d’une heure, tout public, familial, dans la continuité des créations du Théâtre du Petit Monde (École des Femmes, Vie Parisienne, Médecin Malgré Lui…).
Théâtre de Passy LOCATION : 01 82 28 56 40-www.theatredepassy.fr
du 3 octobre au 28 décembre 2024